À pas reculés la vieillesse s’acharne.
Ainsi va son regard aux monuments en ruine
et un peu plus loin encore, l’ombre tranchante…
Aux portes des cimetières elle se courbe
toujours plus bas, fleurs éternelles,
couleurs figées, litanies de mots inaudibles.
Et le ciel est rouge, le relief certain.
Pierres anciennes, solides constructions,
visages parcheminés, angles usés, sombres alcôves :
tout est vieux et se faufile en silence
dans le noir et de profil.
Éclair de feu sacré lié au temps ;
à l’instant elle se surpasse,
à l’instant elle disparaît.